Nouveau défi

18 06 2012

Je regarde par la fenêtre les arbres devenir ombres et le ciel passer du bleu au gris. Quelques traînées roses s’étirent au-dessus des toits, le chant d’un oiseau emplit la cour.
De la pièce à côté me parvient le bruit étouffé du téléviseur qui retransmet le Championnat d’Europe de football. Cela fait des mois que je n’ai pas ressenti cette sérénité.
Dans ma quête de bien-être et de paix intérieure, c’est ma profession libérale (et les difficultés qui y sont liées) qui m’a donné, en 2010 et 2011, le plus de fil à retordre. Cette année, on corse le défi : on ajoute au statut de travailleur indépendant, celui de mère.

Alors comment rester zen avec un enfant en bas âge et un métier très prenant ?
Pour être franche, je n’ai pas encore trouvé la formule parfaite. J’y travaille encore.
Dans les moments d’angoisse ou pour éviter que la cocotte n’explose, j’applique quelques vieilles recettes que j’ai déjà présentées dans ce blog et qui, Dieu merci, continuent à faire leur preuve :
faire du sport ;
consigner noir sur blanc soucis et angoisse ;
contempler la nature.





Berlin, mon village

28 06 2010

ou comment survivre aux grandes villes

 

Berlin est réunifié mais ne présente pas pour autant un tissu urbain uni. La capitale allemande est un regroupement de communes (la loi de 1920 sur le « Grand-Berlin » rattache à Berlin 7 villes, 59 communes rurales et 27 districts ruraux, la capitale regroupe alors 3,8 millions d’habitants répartis sur 878 km²) parsemé de lacs, de cours d’eau, de parcs et de forêts. Avec 13,1 % des voix pour les verts (élection de 2006), on ne s’étonnera pas du mode de vie un peu écolo où l’on emmène ses enfants à l’école à vélo après leur avoir acheté un bretzel au marché bio du coin. Et le dimanche dans son « Kiez » (quartier), on se croirait plus en province que dans une capitale.

Mais le lundi quand il faut quitter ce nid douillet et familier, la fièvre des grosses artères et de la vitesse vous reprend. Les conducteurs sont agressifs, c’est un combat permanent entre automobilistes, cyclistes et piétons. Le métro vous accueille avec son odeur fétide de mauvaises haleines, de sueur, ses coups de coude et sa mauvaise humeur. À Berlin, on est désagréable et impoli et on en est fier ! Comment survivre à ça quand on est né en Normandie avec les vaches pour voisines ?

Voici quelques pistes pour rester zen en ville :

1. Vivre à contretemps

J’ai la chance en temps que freelance d’avoir des horaires plus souples qu’un employé. Je vais faire du sport quand les autres vont au boulot. Je vais à la poste à ma pause de 11 heures, prends mes rendez-vous à l’heure du déjeuner, évite la voiture et les transports en commun aux sorties de bureau. Je passe mon été dans la capitale désertée et la fuis en septembre. Pour ceux qui sont tenus à des horaires fixes, c’est évidemment beaucoup plus difficile. Mais a-t-on vraiment besoin de passer tout son samedi à courir les magasins ? Le lundi soir est par exemple idéal pour le shopping, c’est toujours très calme.

2. Apprécier son quartier et son appartement

Mon Kiez compte près de 10 000 habitants. C’est donc déjà une petite ville à lui seul. J’essaie d’y regrouper le maximum de mes activités sociales, sportives et quotidiennes de façon à avoir tout à portée de main et ne pas passer des heures dans les transports.

3. Rechercher la nature

Si la nature n’est pas autour de vous, il faut venir à elle. Berlin compte un grand nombre de parcs dont le plus central et le plus connu est le Tiergarten avec une superficie de. L’eau est également omniprésente. Il fait bon suivre les méandres de la Spree, se reposer au bord du Landwehrkanal, faire du bateau sur le Wannsee, se baigner dans le Schlachtensee. La forêt Grunewald permet de faire de longues promenades, sur le Teufelsberg (sous ce mont sont enfouis tous les débris et ruines dégagés lors de la reconstruction de la ville après la guerre).

4. Simplifier

En ville, on dispose de peu de place, donc moins on amasse d’objets dans son appartement, plus il paraît grand.

Pour simplifier les démarches administratives et les achats, il y a bien sûr Internet et le téléphone.

Simplifier, c’est aussi en faire moins. Face au choix immense d’activités en tous genres qui s’offre à vous dans une capitale, on ne sait plus où donner de la tête. Théâtre le lundi, cinéma le mardi, judo le mercredi, vernissage le jeudi… Personnellement, je ne me concentre plus que sur les activités qui comptent vraiment pour moi et s’inscrivent dans mes objectifs. Je ne veux pas passer ma vie à être spectatrice.

5. Conserver son propre rythme

Les gens courent dans le métro, on vous bouscule sur le trottoir. Deux conducteurs se lancent dans une course-poursuite sur le périph. J’allume la radio ou mets mes écouteurs et j’écoute de la musique classique. Les autres peuvent bien aller au cimetière à un train d’enfer, moi, je prends mon temps. Je m’organise pour avoir suffisamment de temps pour arriver à l’heure à mes rendez-vous sans appuyer à fond sur le champignon.

6. Trouver la paix intérieure

Si les offres de pratiques corps-esprit (méditation, yoga, qi gong…) et de relaxation sont si nombreuses dans les villes, ce n’est pas anodin. Je pense que c’est un atout quasi incontournable pour ne pas se laisser entraîner par le tourbillon ambiant, rester soi-même et ne pas succomber au stress urbain. Depuis que mon cours de qi gong s’est arrêté à cause des congés d’été, c’est la panique. Je ne sais plus où évacuer ma colère et mes angoisses. Je travaille donc à une solution de remplacement.

Sur ce, bon courage aux rats des villes et mes salutations aux rats des champs !

Sources d’inspiration :

Relax in the city, Allen Elkin

L’art d’aller à l’essentiel, Leo Babauta

www.berlin.de

Bonus

“Berlin, du bist so wunderbar, Berlin„ (chanson de Kaiserbase) 😉

 

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