Optimisation à outrance

9 02 2016

Je suis tombée il y a quelques semaines sur une émission qui dénonçait les travers de notre société d’auto-optimisation. Après avoir été plusieurs années une adepte des méthodes de développement personnel, j’en suis moins aussi arrivé à ce constat : n’y-a-t-il pas un moment où il faut cesser d’optimiser tous les domaines de la vie ?

Les magazines, les livres, les blogs, la télé ne cessent de nous donner des conseils pour améliorer notre alimentation, notre condition physique, les relations humaines, le travail. Cela fait naître un sentiment d’imperfection et d’insatisfaction permanente : «Je ne suis pas encore au top, je peux mieux faire !» Comment alors être pleinement soi et apprécier la vie telle qu’elle est? On est très loin de la pleine conscience et de l‘acceptation de soi.

Je ne dis pas que le développement personnel et toutes les méthodes qui l’accompagnent soient nuisibles. Je pense qu’après les avoir appliquées et avoir réfléchi longtemps à son développement personnel, on en vient à remettre en question la nécessité de tout optimiser. J’aimerais ici m’appuyer sur l’exemple d’une grande figure du développement personnel : Leo Babauta. Après avoir publié sa méthode d’efficacité zen  (L’Art d’aller à l’essentiel) et amélioré divers domaines de sa vie (il a arrêté de fumer, a appris à se lever tôt pour écrire, s’est mis au sport, s’est constitué un intérieur minimaliste), Babauta confie dans son blog (http://zenhabits.net/) ne plus se fixer autant d’objectifs mais préférer passer du temps avec ses enfants et vivre le moment présent.

Les paroles d’une chanson de yoga pour enfants m’ont beaucoup touchée par leur simplicité et leur justesse: « je vais grandir, grandir et devenir ce que je suis ».

Chacun est parfait tel qu’il est, détenteur d’un immense potentiel qu’il suffit de laisser s’exprimer.





Nouveau défi

18 06 2012

Je regarde par la fenêtre les arbres devenir ombres et le ciel passer du bleu au gris. Quelques traînées roses s’étirent au-dessus des toits, le chant d’un oiseau emplit la cour.
De la pièce à côté me parvient le bruit étouffé du téléviseur qui retransmet le Championnat d’Europe de football. Cela fait des mois que je n’ai pas ressenti cette sérénité.
Dans ma quête de bien-être et de paix intérieure, c’est ma profession libérale (et les difficultés qui y sont liées) qui m’a donné, en 2010 et 2011, le plus de fil à retordre. Cette année, on corse le défi : on ajoute au statut de travailleur indépendant, celui de mère.

Alors comment rester zen avec un enfant en bas âge et un métier très prenant ?
Pour être franche, je n’ai pas encore trouvé la formule parfaite. J’y travaille encore.
Dans les moments d’angoisse ou pour éviter que la cocotte n’explose, j’applique quelques vieilles recettes que j’ai déjà présentées dans ce blog et qui, Dieu merci, continuent à faire leur preuve :
faire du sport ;
consigner noir sur blanc soucis et angoisse ;
contempler la nature.








Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.