Berlin, mon village

28 06 2010

ou comment survivre aux grandes villes

teufelsberg

Berlin est réunifié mais ne présente pas pour autant un tissu urbain uni. La capitale allemande est un regroupement de communes (la loi de 1920 sur le « Grand-Berlin » rattache à Berlin 7 villes, 59 communes rurales et 27 districts ruraux, la capitale regroupe alors 3,8 millions d'habitants répartis sur 878 km²) parsemé de lacs, de cours d’eau, de parcs et de forêts. Avec 13,1 % des voix pour les verts (élection de 2006), on ne s’étonnera pas du mode de vie un peu écolo où l’on emmène ses enfants à l’école à vélo après leur avoir acheté un bretzel au marché bio du coin. Et le dimanche dans son « Kiez » (quartier), on se croirait plus en province que dans une capitale.

Mais le lundi quand il faut quitter ce nid douillet et familier, la fièvre des grosses artères et de la vitesse vous reprend. Les conducteurs sont agressifs, c’est un combat permanent entre automobilistes, cyclistes et piétons. Le métro vous accueille avec son odeur fétide de mauvaises haleines, de sueur, ses coups de coude et sa mauvaise humeur. À Berlin, on est désagréable et impoli et on en est fier ! Comment survivre à ça quand on est né en Normandie avec les vaches pour voisines ?

Voici quelques pistes pour rester zen en ville :

1. Vivre à contretemps

J’ai la chance en temps que freelance d’avoir des horaires plus souples qu’un employé. Je vais faire du sport quand les autres vont au boulot. Je vais à la poste à ma pause de 11 heures, prends mes rendez-vous à l’heure du déjeuner, évite la voiture et les transports en commun aux sorties de bureau. Je passe mon été dans la capitale désertée et la fuis en septembre. Pour ceux qui sont tenus à des horaires fixes, c’est évidemment beaucoup plus difficile. Mais a-t-on vraiment besoin de passer tout son samedi à courir les magasins ? Le lundi soir est par exemple idéal pour le shopping, c’est toujours très calme.

2. Apprécier son quartier et son appartement

Mon Kiez compte près de 10 000 habitants. C’est donc déjà une petite ville à lui seul. J’essaie d’y regrouper le maximum de mes activités sociales, sportives et quotidiennes de façon à avoir tout à portée de main et ne pas passer des heures dans les transports.

3. Rechercher la nature

Si la nature n’est pas autour de vous, il faut venir à elle. Berlin compte un grand nombre de parcs dont le plus central et le plus connu est le Tiergarten avec une superficie de. L’eau est également omniprésente. Il fait bon suivre les méandres de la Spree, se reposer au bord du Landwehrkanal, faire du bateau sur le Wannsee, se baigner dans le Schlachtensee. La forêt Grunewald permet de faire de longues promenades, sur le Teufelsberg (sous ce mont sont enfouis tous les débris et ruines dégagés lors de la reconstruction de la ville après la guerre).

4. Simplifier

En ville, on dispose de peu de place, donc moins on amasse d’objets dans son appartement, plus il paraît grand.

Pour simplifier les démarches administratives et les achats, il y a bien sûr Internet et le téléphone.

Simplifier, c’est aussi en faire moins. Face au choix immense d’activités en tous genres qui s’offre à vous dans une capitale, on ne sait plus où donner de la tête. Théâtre le lundi, cinéma le mardi, judo le mercredi, vernissage le jeudi… Personnellement, je ne me concentre plus que sur les activités qui comptent vraiment pour moi et s’inscrivent dans mes objectifs. Je ne veux pas passer ma vie à être spectatrice.

5. Conserver son propre rythme

Les gens courent dans le métro, on vous bouscule sur le trottoir. Deux conducteurs se lancent dans une course-poursuite sur le périph. J’allume la radio ou mets mes écouteurs et j’écoute de la musique classique. Les autres peuvent bien aller au cimetière à un train d’enfer, moi, je prends mon temps. Je m’organise pour avoir suffisamment de temps pour arriver à l’heure à mes rendez-vous sans appuyer à fond sur le champignon.

6. Trouver la paix intérieure

Si les offres de pratiques corps-esprit (méditation, yoga, qi gong…) et de relaxation sont si nombreuses dans les villes, ce n’est pas anodin. Je pense que c’est un atout quasi incontournable pour ne pas se laisser entraîner par le tourbillon ambiant, rester soi-même et ne pas succomber au stress urbain. Depuis que mon cours de qi gong s’est arrêté à cause des congés d’été, c’est la panique. Je ne sais plus où évacuer ma colère et mes angoisses. Je travaille donc à une solution de remplacement.

Sur ce, bon courage aux rats des villes et mes salutations aux rats des champs !

Sources d’inspiration :

Relax in the city, Allen Elkin

L’art d’aller à l’essentiel, Leo Babauta

www.berlin.de

Bonus

“Berlin, du bist so wunderbar, Berlin„ (chanson de Kaiserbase) ;-)

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Internet est une drogue

23 03 2010

Je suis en train de lire L’Art d’aller à l’essentiel de Leo Babauta (titre original : The Power of Less) et il consacre un chapitre à Internet. Pour lui, “Internet est devenu pour beaucoup une véritable drogue, avec les mêmes effets que les autres dépendances.” Il est donc impératif de réapprendre à l’utiliser avec parcimonie.

Ce sujet me touche particulièrement. Etant traductrice, je passe toutes mes journées (de travail) en ligne pour faire des recherches sur mes textes et me laisse malheureusement souvent distraire par la toile.

Suis-je dépendante au web ?

D’un côté, je suis soulagée quand j’ai la possibilité de passer plusieurs jours sans allumer mon ordinateur (je ne surfe pas depuis mon portable ou autres accessoires). D’un autre côté, je ne peux imaginer me passer définitivement d’Internet qui est devenu ma bibliothèque principale. J’ai aussi remarqué qu’Internet exerçait encore maintenant (mes premières connexions doivent remonter à 1998) sur moi un pouvoir hypnotisant et excitant.

D’où vient la tentation ?

Babauta donne différents conseils pour minimiser le temps passé sur Internet. Tous demandent bien sûr une prise de conscience de son comportement compulsif et beaucoup de discipline pour lutter contre.

Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est d’analyser quand et pourquoi je quitte mes sites de travail pour me laisser distraire par d’autres pages (qui n’ont rien à voir avec ma traduction).

1. L’ennui

Quand le sujet d’une traduction m’ennuie, je me mets à surfer.

2. Mauvais résultats de recherche

J’ai fait une recherche sur un moteur et un des résultats affichés m’amène à une page qui retient mon attention et je commence à la lire.

3. Les liens hypertexte

Un de mes sites de référence (dictionnaire, banque de données, encyclopédie etc.) contient un lien vers une autre page et par curiosité, je clique dessus.

4. Les e-mails

Les e-mails renvoient souvent à des sites que j’ai tendance à ouvrir depuis le mail ou à la suite de la lecture du mail.

5. Recherche personnelle

Par association d’idées, je me souviens tout à coup que je voulais consulter tel site ou tel blog et je commence à surfer.

Les points 4 et 5 sont les cas de figure que je maîtrise le mieux.

Pour les cas 2 et 3 en revanche, j’ai tendance à associer recherche sur Internet à travail.

Enfin, mon pire ennemi est l’ennui ! Contre lui, je suis complètement démunie.

Je vous tiens au courant quand j’aurai trouvé un programme de désintoxication qui tienne la route ;-)

Autres articles sur la blogosphère :

- La cure d’informations

- Critique du livre sur sameliorer.com

- Réduire son utilisation d’Internet

Site de Leo Babauta

http://zenhabits.net

Sa traduction en français

http://zenhabits.fr/

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